Lorsque nous avons été longtemps célibataire, il est parfois difficile de laisser entrer un partenaire dans notre vie. Nous sommes indépendants, très indépendants, libre de nos faits et gestes, de préparer et prendre nos repas comme il nous convient, ne sommes pas confrontés à des discussions dont la présence de l'autre nous empêche de sortir, disposons de notre temps et de notre espace à notre guise.Lorsque le célibat dure depuis longtemps, nous rêvons de sortir de notre solitude, mais lorsque le prince charmant ou la princesse de nos rêves débarque, nous nous sentons rapidement envahis. Nous avons envie de lui ouvrir la porte, mais sommes tout autant tentés de la laisser seulement entr'ouverte.
Au-delà de nos habitudes et de notre confort rôdés depuis longtemps, il est intéressant de s'interroger alors sur la place du masculin ou du féminin dans notre psyché. Animus, anima....Qu'est-ce qui, en nous, préfère laisser cette part de notre être dans l'ombre, tolère sa présence à condition qu'elle ne se montre pas trop?....
A un niveau plus conscient, il est tout aussi essentiel de comprendre quelle relation nous entretenons avec l'autre sexe. C'est souvent au mitant de la vie que se pose cette question. Jeunes, nous tombons dans les bras les uns des autres naturellement, mûs par une attraction non seulement émotionnelle mais qui répond aussi aux besoins de notre cerveau limbique! Plus tard, notre psyché requiert une forme, comment dire, moins émotionnelle et plus spirituelle. Notre relation à l'autre recherche une communion. Bien sûr, cette communion est aussi recherchée dans nos jeunes années, mais elle se vit souvent avec une fougue qui l'entraîne dans la fusion, au dépens de l'unicité de l'être.
Lorsqu'à un âge plus mûr, nous entrons dans une relation amoureuse, à l'âge où les questions existentielles deviennent plus prégnantes, où l'on cherche plus ou moins consciemment à se défaire des encombrements de l'ego, nous sommes à la fois confrontés à une recherche de profondeur en même temps que nos structures se sont rigidifiées. Il nous est alors nécessaire de faire un véritable travail d'assouplissement pour offrir à l'autre l'espace juste, dans notre vie, dans notre maison, dans notre coeur. à suivre....





Les commentaires récents